Les incontournables de Florence en un coup d’œil
Voici les 15 incontournables de Florence avec durée, prix et réservation. Le détail de chaque lieu suit juste après.
* Prix indicatifs, donnés comme ordres de grandeur : vérifiez le tarif exact sur le site officiel du monument avant de réserver.
1. Le Duomo et la coupole de Brunelleschi
La cathédrale Santa Maria del Fiore est coiffée de la plus grande coupole en maçonnerie jamais construite, élevée par Filippo Brunelleschi entre 1420 et 1436 sans cintre ni échafaudage central, un problème technique que personne ne savait résoudre depuis l’Antiquité.
La montée des 463 marches passe entre les deux coques de la coupole et débouche sur la lanterne, avec la vue la plus complète sur Florence. Le passage est étroit, sans possibilité de faire demi-tour, et déconseillé en cas de claustrophobie.
Le complexe comprend aussi le campanile de Giotto, le baptistère et ses portes du Paradis de Ghiberti, et le musée de l’Œuvre du Duomo, qui conserve les originaux des portes et la Pietà Bandini de Michel-Ange. Un billet unique couvre l’ensemble, valable trois jours.
Astuce terrain : le créneau pour la coupole se réserve séparément et part vite. Réservez-le en premier, puis calez le reste de votre séjour autour.
2. La galerie des Offices
Les Offices conservent la plus importante collection de peinture de la Renaissance italienne, réunie par les Médicis et léguée à la ville en 1737 à condition qu’elle ne quitte jamais Florence. La Naissance de Vénus et le Printemps de Botticelli en sont les pièces les plus célèbres.
Le parcours suit un ordre chronologique sur deux étages, de Giotto à Caravage en passant par Léonard de Vinci, Michel-Ange, Raphaël et Titien. Comptez trois heures en allant à l’essentiel, une journée pour tout voir.
La réservation d’un créneau est indispensable : sans elle, l’attente dépasse régulièrement deux heures en saison. Le musée est fermé le lundi.
Astuce terrain : les dernières heures de l’après-midi sont les plus calmes, et la lumière sur le corridor de Vasari, qui longe l’Arno, y est meilleure.
3. Le David de Michel-Ange
Le David est une statue de marbre de 5,17 mètres sculptée par Michel-Ange entre 1501 et 1504, à vingt-six ans, dans un bloc que deux sculpteurs avaient déjà abandonné. Elle est conservée à la galerie de l’Académie depuis 1873; celle de la place de la Seigneurie est une copie.
La galerie expose aussi les Prisonniers, quatre figures inachevées qui semblent s’extraire du marbre : beaucoup de visiteurs les trouvent plus émouvantes que le David lui-même. Le reste de la collection est modeste.
Comptez une heure. La réservation est obligatoire et les créneaux partent plusieurs jours à l’avance. Le musée est fermé le lundi.
4. Le Ponte Vecchio
Le Ponte Vecchio est le plus ancien pont de Florence, reconstruit en 1345, et le seul que les Allemands aient épargné en 1944. Ses boutiques suspendues au-dessus de l’Arno abritaient des bouchers jusqu’en 1593, remplacés par des orfèvres sur ordre des Médicis pour des raisons d’odeur.
Le corridor de Vasari, passage couvert construit en 1565, le surplombe : il reliait le Palazzo Vecchio au palais Pitti et permettait aux Médicis de traverser la ville sans se mêler à la foule.
Le pont se traverse en vingt minutes, et il est saturé de 10 h à 20 h. Pour le photographier correctement, allez sur le Ponte Santa Trinita, en aval : c’est de là que viennent toutes les images du Ponte Vecchio.
5. Le palais Pitti et les jardins de Boboli
Le palais Pitti est l’ancienne résidence des Médicis sur la rive gauche, devenue un ensemble de cinq musées : galerie Palatine, appartements royaux, galerie d’art moderne, musée de la mode et trésor des Grands-Ducs.
La galerie Palatine se distingue par son accrochage d’origine : les tableaux couvrent les murs du sol au plafond, comme au XVIIᵉ siècle, sans ordre chronologique. On y trouve onze Raphaël et quatorze Titien.
Les jardins de Boboli, derrière le palais, sont l’un des premiers jardins à l’italienne et couvrent 45 000 mètres carrés en terrasses. Ils offrent de l’ombre et du calme, denrées rares à Florence en été.
Comptez trois heures pour l’ensemble. Le billet combiné avec le jardin Bardini voisin est le plus avantageux.
6. La place de la Seigneurie et le Palazzo Vecchio
La place de la Seigneurie est le centre politique de Florence depuis le XIIIᵉ siècle, et un musée de sculpture à ciel ouvert : la Loggia dei Lanzi y abrite le Persée de Cellini et l’Enlèvement des Sabines de Giambologna, en accès libre.
Le Palazzo Vecchio, l’hôtel de ville, se visite. Le Salon des Cinq-Cents, long de 54 mètres, est couvert de fresques de Vasari, et la montée à la tour d’Arnolfo offre une vue rapprochée sur la coupole.
Comptez deux heures pour le palais et la tour. Les visites des passages secrets, sur réservation, montrent les couloirs cachés dans l’épaisseur des murs.
7. La basilique Santa Croce
Santa Croce est la plus grande église franciscaine du monde et le panthéon de Florence : Michel-Ange, Galilée, Machiavel et Rossini y sont enterrés, et un cénotaphe y rappelle Dante, mort en exil à Ravenne.
La chapelle Pazzi, dans le cloître, est l’une des œuvres majeures de Brunelleschi et un manifeste de l’architecture Renaissance. Les fresques de Giotto dans les chapelles du chœur marquent, elles, le basculement vers la peinture moderne.
Comptez une heure. La place devant l’église, l’une des rares vastes du centre, accueille chaque année un tournoi de football historique en costume, particulièrement violent.
8. Le Piazzale Michelangelo
Le Piazzale Michelangelo est une terrasse aménagée en 1869 sur la colline de la rive gauche, avec la vue panoramique la plus connue sur Florence : la coupole, le campanile, le Ponte Vecchio et les collines de Fiesole en arrière-plan.
L’accès est libre et gratuit, à vingt minutes de montée à pied depuis le Ponte Vecchio, ou en bus. Le coucher de soleil y attire beaucoup de monde, mais l’espace est vaste.
L’église San Miniato al Monte, cent mètres plus haut, est plus belle et beaucoup moins fréquentée. Sa façade en marbre polychrome date du XIᵉ siècle, et les moines y chantent les vêpres en grégorien en fin d’après-midi.
9. Le marché central et San Lorenzo
Le Mercato Centrale, halle de fer et de verre de 1874, abrite au rez-de-chaussée les étals de produits frais et à l’étage un espace de restauration ouvert jusqu’à minuit. C’est le meilleur endroit pour manger correctement sans réserver.
Autour, le marché de rue de San Lorenzo vend surtout du cuir de qualité inégale. La basilique San Lorenzo, église des Médicis, possède une sacristie de Brunelleschi et une bibliothèque Laurentienne dont l’escalier est de Michel-Ange.
Comptez une heure et demie pour l’ensemble. Le lampredotto, sandwich à la panse de bœuf, est la spécialité de rue florentine et se trouve au marché.
10. Les chapelles des Médicis
Les chapelles des Médicis abritent la Nouvelle Sacristie, conçue et sculptée par Michel-Ange entre 1520 et 1534. Les allégories du Jour, de la Nuit, de l’Aurore et du Crépuscule y encadrent les tombeaux de deux Médicis mineurs.
La chapelle des Princes, à côté, est un délire de marbres polychromes et de pierres dures qui a mobilisé des artisans pendant trois siècles sans jamais être achevée.
Comptez une heure. Le site est adjacent à San Lorenzo mais s’entre par une porte distincte, ce qui déroute beaucoup de visiteurs.
11. Le musée du Bargello
Le Bargello, ancien palais du podestat puis prison, conserve la plus importante collection de sculpture Renaissance au monde : le David en bronze de Donatello, premier nu masculin depuis l’Antiquité, le Bacchus de Michel-Ange, les panneaux du concours de 1401 pour les portes du baptistère.
C’est le pendant sculpté des Offices, avec un dixième de leur fréquentation. Pour qui s’intéresse à la Renaissance, c’est le musée le plus sous-estimé de Florence.
Comptez une heure et demie. La cour intérieure, avec son escalier extérieur et ses blasons, vaut à elle seule le détour.
12. Santa Maria Novella
Santa Maria Novella est la première grande basilique de Florence, bâtie par les Dominicains à partir de 1279. Sa façade de marbre blanc et vert, complétée par Alberti en 1470, applique pour la première fois les proportions mathématiques de la Renaissance à un édifice religieux.
L’intérieur conserve la Trinité de Masaccio, première œuvre peinte en perspective centrale exacte : un moment de bascule dans l’histoire de l’art occidental, et le Crucifix de Giotto.
L’officine di Santa Maria Novella, à deux pas, est une pharmacie monastique fondée en 1221 et toujours en activité. Ses salles fresquées se visitent librement.
13. Le couvent San Marco
Le couvent San Marco conserve les fresques que Fra Angelico a peintes entre 1438 et 1445 dans chacune des quarante-quatre cellules des moines, pour leur méditation personnelle. L’Annonciation en haut de l’escalier est la plus connue.
Le lieu est unique en ceci qu’il n’a pas été conçu pour être vu : chaque fresque s’adressait à un seul moine, dans une cellule de trois mètres sur trois. On visite un dispositif spirituel autant qu’un musée.
Savonarole, qui fit brûler les œuvres d’art de Florence en 1497 avant d’être brûlé lui-même l’année suivante, y avait sa cellule. Comptez une heure et demie.
14. L’Oltrarno et Santo Spirito
L’Oltrarno est la rive gauche de l’Arno, quartier d’artisans resté à l’écart du flux touristique. Les ateliers de restauration, de dorure et de reliure y travaillent encore pour les musées de la ville.
La place Santo Spirito, avec sa basilique à la façade nue : Brunelleschi est mort avant de la terminer : accueille un marché le matin et devient un lieu de sortie le soir. C’est le quartier où les Florentins vivent encore.
La chapelle Brancacci, dans l’église Santa Maria del Carmine, conserve les fresques de Masaccio que tous les peintres de la Renaissance sont venus copier, Michel-Ange compris. Elle se réserve à part.
15. Le jardin Bardini
Le jardin Bardini est une terrasse plantée sur la colline de l’Oltrarno, ouverte au public depuis 2005 seulement. Son escalier baroque et sa pergola de glycines, spectaculaire en avril, dominent toute la ville.
Il offre le même panorama que le Piazzale Michelangelo, avec un dixième des visiteurs, et de l’ombre. Le billet est souvent combiné avec les jardins de Boboli.
Comptez une heure. Le café installé sur la terrasse haute est l’un des rares endroits de Florence où l’on peut boire quelque chose devant la coupole sans payer un supplément de situation.
Combien de jours pour visiter Florence ?
Deux jours suffisent pour les grands sites, trois pour visiter sans courir, quatre à cinq en ajoutant la Toscane. Le centre historique fait deux kilomètres carrés et se traverse à pied en vingt minutes : la fatigue vient des musées, pas des distances.
En 1 jour : le Duomo et sa coupole, la place de la Seigneurie, le Ponte Vecchio et le Piazzale Michelangelo au coucher du soleil. Les musées demandent plus de temps que vous n’en avez.
En 2 jours : ajoutez les Offices en matinée et le David en fin d’après-midi, les deux sur créneau réservé.
En 3 jours : le palais Pitti et Boboli, le Bargello, San Marco et l’Oltrarno. C’est la durée qui donne le meilleur équilibre entre ce qu’on voit et le rythme.
En 5 jours : Sienne, San Gimignano et le Chianti se font à la journée, et Pise est à une heure de train.
Que faire autour de Florence ?
Florence est la meilleure base de Toscane : tout se rejoint en moins de deux heures, et une partie sans voiture.
Sienne est à 1 h 30 de bus direct. Sa place du Campo en coquille et sa cathédrale rayée valent une journée entière.
Pise est à une heure de train. La tour et le Champ des Miracles se voient en une demi-journée, ce qui laisse le temps de combiner avec Lucques, à trente minutes de plus.
San Gimignano et ses tours médiévales demandent un bus depuis Poggibonsi, ou une voiture. Comptez une demi-journée.
Le Chianti, entre Florence et Sienne, se parcourt en voiture : domaines viticoles, villages de pierre et routes de crête. C’est l’itinéraire le plus photogénique d’Italie, et le plus simple à conduire.
Fiesole, enfin, est à vingt minutes de bus du centre. Ses ruines étrusques et romaines et sa vue sur Florence en font la sortie la plus rapide.
Hors de Toscane, Bologne est à 35 minutes de train seulement, ce qui en fait l’excursion la plus rentable depuis Florence : voir que faire à Bologne pour ses portiques et ses tables.
Où dormir à Florence ? Les meilleurs quartiers
Le bon choix par défautCentro Storico
le meilleur choix par défaut, entre le Duomo et Santa Croce. Tout est à moins de dix minutes, au prix de tarifs élevés et de rues animées jusqu’à tard.
Oltrarno
le charme d’un quartier encore habité, avec les ateliers d’artisans et les meilleures trattorias, à cinq minutes du Ponte Vecchio. Bon compromis entre situation et authenticité.
Bon plan famillesSanta Maria Novella
résidentiel et pratique, près de la gare, avec des prix plus doux et des chambres plus grandes. Bon plan familles et longs séjours.
Où manger à Florence ?
La cuisine toscane est simple et carnée : bistecca alla fiorentina, ribollita, pappa al pomodoro, crostini de foie de volaille. Le pain y est sans sel, une habitude médiévale qui surprend au premier repas.
La règle géographique vaut ici plus qu’ailleurs : à moins de deux cents mètres du Duomo, des Offices ou du Ponte Vecchio, les restaurants vivent du passage. L’Oltrarno, Santo Spirito et Santa Croce concentrent les bonnes adresses.
Le lampredotto, sandwich à la panse de bœuf vendu dans des camionnettes de rue, est la spécialité populaire de Florence. Une bistecca correcte se paie au poids, autour de 50 € le kilo, pour deux personnes minimum.
Quand partir à Florence ?
Avril-mai et septembre-octobre offrent le meilleur climat : 20 à 26 °C, lumière basse, glycines en avril. Ce sont aussi les mois les plus fréquentés et les plus chers.
Juillet et août dépassent régulièrement 35 °C dans une cuvette entourée de collines, sans vent. Le centre devient éprouvant en milieu de journée, et les files d’attente au soleil aussi.
Novembre à mars est la meilleure période pour les musées : files réduites de moitié, hôtels 30 à 40 % moins chers, et une ville rendue à ses habitants. Il pleut, mais Florence se visite en intérieur.
Infos pratiques pour visiter Florence
Y aller. L’aéroport de Florence-Peretola est à 15 minutes du centre par le tramway. Pise, à une heure de train, accueille davantage de vols directs depuis la France. En train, Florence est à 1 h 30 de Rome, 1 h 45 de Milan et 2 h de Venise par les lignes à grande vitesse.
Se déplacer. Le centre historique se fait entièrement à pied et il est en zone à trafic limité : n’y entrez pas en voiture, les amendes arrivent des mois plus tard. Deux lignes de tramway desservent la périphérie et l’aéroport. Les bus servent surtout pour le Piazzale Michelangelo et Fiesole.
Combien de jours. Deux jours pour l’essentiel, trois pour visiter sans courir, cinq en ajoutant Sienne, Pise et le Chianti.
Meilleure période. Avril-mai et septembre-octobre, entre 20 et 26 °C, avec les glycines en avril. Juillet et août atteignent 33 °C dans une ville sans beaucoup d’ombre.
Budget. Comptez 35 à 50 € par jour et par personne pour les entrées si vous enchaînez les musées : Florence est la ville italienne la plus chère de ce point de vue, et 18 à 30 € pour un repas dans une trattoria de quartier.