La Trinité de Masaccio
Peinte vers 1427, c’est le premier tableau de l’histoire construit sur une perspective mathématiquement exacte, probablement avec l’aide de Brunelleschi.
La voûte à caissons peinte au-dessus des figures creuse le mur : les contemporains ont cru à une chapelle réellement construite.
En bas, un squelette sur un sarcophage porte une inscription : ce que vous êtes, je l’ai été ; ce que je suis, vous le serez.
Le tableau a été recouvert au XVIᵉ siècle par un autel de Vasari et n’a été redécouvert qu’en 1861.
Placez-vous au bon niveau : la perspective est calculée pour un œil à environ un mètre soixante du sol.
Le reste de l’église
La chapelle Tornabuoni, derrière le maître-autel, porte un cycle de Ghirlandaio de 1490. Un adolescent nommé Michel-Ange était alors dans son atelier.
Les scènes religieuses y sont peuplées de Florentins contemporains, en costume du temps, ce qui en fait un document social autant qu’une œuvre.
Le Crucifix de Giotto, suspendu dans la nef, et celui de Brunelleschi, dans la chapelle Gondi, se répondent.
La chapelle Strozzi porte un Jugement dernier de Nardo di Cione inspiré de Dante.
La façade, dessinée par Alberti, superpose un bas-relief médiéval et une partie haute Renaissance, avec des volutes qui ont fait école dans toute l’Europe.
La pharmacie, à ne pas manquer
L’Officina Profumo-Farmaceutica di Santa Maria Novella, à cent mètres de l’église, a été ouverte par les moines dominicains en 1612 et fonctionne sans interruption depuis.
L’entrée est libre. Les salles sont celles d’origine, avec des boiseries, des fresques et des vitrines de flacons anciens.
On y vend encore des eaux de Cologne, des savons et des préparations dont certaines recettes datent du XVIIᵉ siècle, dont l’eau de la reine composée pour Catherine de Médicis.
On peut entrer, regarder et ressortir sans rien acheter. Beaucoup de visiteurs ignorent l’existence du lieu.
En pratique
L’église est en face de la gare du même nom, à dix minutes à pied du Duomo.
L’entrée se fait par la place, et le billet inclut les cloîtres, dont le Chiostro Verde et sa chapelle des Espagnols, couverte de fresques.
Épaules et genoux couverts.
Notre guide sur que faire à Florence explique comment répartir les églises de la ville, souvent négligées au profit des musées.


