Les tombeaux
Le tombeau de Michel-Ange, à droite en entrant, a été dessiné par Vasari. Le corps a été rapporté de Rome en 1564, en partie clandestinement, la papauté ne voulant pas s’en séparer.
Celui de Galilée, en face, est plus tardif. Condamné par l’Inquisition, il n’a été admis dans la nef qu’en 1737, presque un siècle après sa mort.
Machiavel a une épitaphe restée célèbre : aucun éloge n’est à la hauteur d’un tel nom.
Le cénotaphe de Dante est vide. Florence l’avait banni en 1302 et Ravenne, où il est mort, n’a jamais rendu le corps malgré des siècles de demandes.
Rossini, Alfieri, Foscolo et Ghiberti complètent la liste. Stendhal, saisi de vertige en sortant de la basilique, a donné son nom au syndrome.
Les fresques
Les chapelles Bardi et Peruzzi, à droite du chœur, portent des cycles de Giotto peints vers 1320 : la vie de saint François et celle de saint Jean.
Elles ont été badigeonnées au XVIIIᵉ siècle puis dégagées au XIXᵉ, ce qui explique leur état inégal. La Mort de saint François reste l’une des grandes compositions du siècle.
Le Crucifix de Cimabue, dans le réfectoire, a été ravagé par l’inondation de 1966 : l’eau est montée à près de cinq mètres dans la basilique et a emporté la moitié de la couche picturale. Il est exposé tel quel, sans restauration illusionniste.
Une plaque sur un pilier marque le niveau atteint par la crue. Elle est plus parlante que bien des textes.
Le cloître et la chapelle des Pazzi
Le premier cloître ouvre sur la chapelle des Pazzi, commencée par Brunelleschi vers 1441.
C’est un exercice de géométrie pure : un carré, une coupole, des pilastres de pierre grise sur enduit blanc, et des médaillons de Luca della Robbia. Rien d’autre.
Elle passe pour l’un des espaces les plus aboutis de la Renaissance, et elle est presque toujours vide.
Le musée de l’Œuvre, dans les bâtiments conventuels, est inclus dans le billet.
En pratique
La basilique est à dix minutes à pied du Duomo, sur une grande place qui accueille en juin le calcio storico, jeu de balle violent en costume du XVIᵉ siècle.
Épaules et genoux couverts.
La file est modérée, sans commune mesure avec les Offices ou le Duomo.
Notre guide sur que faire à Florence explique comment répartir les grandes visites sur deux ou trois jours.


