Les incontournables de Nice en un coup d’œil
Voici les 8 incontournables de Nice avec durée, prix et réservation. Le détail de chaque lieu suit juste après.
* Prix indicatifs, donnés comme ordres de grandeur : vérifiez le tarif exact sur le site officiel du monument avant de réserver.
1. La promenade des Anglais
La promenade des Anglais est une avenue de bord de mer de sept kilomètres qui longe la baie des Anges, de l’aéroport au port. Elle doit son nom à la communauté anglaise qui finança, dans les années 1820, le premier chemin côtier pour occuper les ouvriers pendant un hiver difficile.
Ses chaises bleues, installées face à la mer, sont devenues le symbole de la ville. La promenade est bordée de palaces de la Belle Époque, dont l’hôtel Negresco et sa coupole rose, ouvert en 1913.
Les plages, en contrebas, sont de galets. Elles sont publiques et gratuites, à l’exception de plages privées avec transats payants. Des chaussures d’eau rendent la baignade plus confortable.
Astuce : parcourez-la à vélo de location, tôt le matin ou au coucher du soleil, quand la lumière passe sur la baie. Le monument du 14 juillet 2016 rend hommage aux victimes de l’attentat survenu sur la promenade.
2. Le Vieux Nice
Le Vieux Nice est le quartier historique coincé entre la colline du Château et la promenade. Ses ruelles étroites, ses façades ocre et rouges et ses églises baroques rappellent que la ville a appartenu au royaume de Piémont-Sardaigne jusqu’en 1860.
La cathédrale Sainte-Réparate, sur la place Rossetti, et la chapelle de la Miséricorde, sur le cours Saleya, sont les deux joyaux baroques du quartier. Le palais Lascaris, demeure aristocratique du XVIIᵉ siècle, abrite une collection d’instruments de musique.
C’est aussi le quartier de la cuisine niçoise de rue : la socca, galette de farine de pois chiches cuite au feu de bois, la pissaladière aux oignons et les petits farcis.
Comptez deux heures pour flâner. La place Rossetti et le glacier Fenocchio, aux dizaines de parfums, marquent le centre du quartier.
3. Le cours Saleya
Le cours Saleya est une longue place piétonne du Vieux Nice, parallèle à la mer, qui accueille le marché aux fleurs et le marché alimentaire de la ville du mardi au dimanche matin.
Les étals de fleurs coupées, de fruits, de légumes, d’olives et d’épices s’installent tôt. Le lundi, le cours accueille une brocante et un marché d’antiquités.
L’après-midi, les restaurants déploient leurs terrasses sur toute la longueur de la place. Ils sont pratiques mais souvent chers : les ruelles voisines offrent un meilleur rapport qualité-prix.
Comptez une heure le matin. La maison où Matisse a vécu de 1921 à 1938 donne sur la place Charles-Félix, à l’extrémité est du cours.
4. La colline du Château
La colline du Château est un promontoire de 92 mètres qui domine le Vieux Nice et la baie des Anges. Le château qui lui a donné son nom a été rasé en 1706 sur ordre de Louis XIV, et le site est aujourd’hui un parc public.
Du belvédère, la vue embrasse la promenade des Anglais d’un côté et le port Lympia de l’autre. Une cascade artificielle, construite au XIXᵉ siècle, est l’un des lieux les plus photographiés de la colline.
L’accès est gratuit. On monte par des escaliers depuis le Vieux Nice ou le quai Rauba-Capeu, ou par un ascenseur gratuit situé au bout de la promenade, près de la tour Bellanda.
Comptez une heure et demie avec la balade. Le cimetière du Château, sur le versant nord, abrite des tombes monumentales avec une vue sur la mer.
5. Le musée Matisse
Le musée Matisse est installé dans une villa génoise du XVIIᵉ siècle, au milieu des oliviers de Cimiez, sur les hauteurs de Nice. Henri Matisse a vécu dans la ville de 1917 à sa mort, en 1954, et y repose au cimetière voisin.
Les collections couvrent toute sa carrière, des premières toiles aux papiers découpés de la fin de sa vie, avec des dessins, des sculptures et des objets personnels qui l’ont inspiré.
Le billet des musées municipaux de Nice coûte environ 10 à 15 € selon la formule. Le musée est fermé le mardi. Vérifiez les tarifs sur le site officiel.
Accès en bus depuis le centre, en une vingtaine de minutes. Les arènes romaines de Cimiez et le monastère franciscain, avec ses jardins, sont à côté.
6. Le musée Chagall
Le musée national Marc Chagall a été inauguré en 1973 du vivant du peintre, au pied de la colline de Cimiez. Il a été conçu autour du Message biblique, un ensemble de dix-sept grandes toiles que Chagall a offert à l’État.
L’artiste a participé à la conception du lieu : il a dessiné les vitraux de l’auditorium, la mosaïque qui se reflète dans le bassin et a choisi l’accrochage. Le jardin méditerranéen fait partie de la visite.
Le billet coûte entre 10 et 16 € selon les expositions temporaires, avec gratuité le premier dimanche du mois. Le musée est fermé le mardi.
Comptez une heure et demie. Le musée est à quinze minutes à pied de la gare Nice-Ville, et se combine avec le musée Matisse, plus haut sur la colline.
7. La villa Ephrussi de Rothschild
La villa Ephrussi de Rothschild est un palais de style Renaissance italienne construit entre 1905 et 1912 par la baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild sur la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, à quinze kilomètres de Nice.
Ses neuf jardins thématiques, à la française, espagnol, japonais, lapidaire ou exotique, entourent la villa sur la crête de la presqu’île, avec la mer de chaque côté. Les fontaines du jardin à la française dansent en musique à intervalles réguliers.
À l’intérieur, les salons conservent les collections de la baronne : porcelaines de Sèvres, mobilier du XVIIIᵉ siècle, tapisseries. Le billet coûte environ 18 à 20 €, et la réservation est conseillée en haute saison.
Accès en bus depuis Nice en une trentaine de minutes. Le salon de thé, face aux jardins, est une pause agréable.
8. Èze village
Èze est un village médiéval perché à 429 mètres au-dessus de la mer, entre Nice et Monaco. Ses ruelles de pierre, ses passages voûtés et ses maisons restaurées en font l’un des villages perchés les plus spectaculaires de la Côte d’Azur.
Au sommet, le jardin d’Èze, un jardin exotique planté sur les ruines du château, offre un panorama sur la Méditerranée jusqu’à la Corse par temps clair. L’entrée coûte quelques euros, autour de 8 €.
Le village est gratuit et piéton. Les parfumeries Fragonard et Galimard, au pied du village, proposent des visites gratuites de leurs ateliers.
Le sentier Nietzsche, où le philosophe aurait composé une partie d’Ainsi parlait Zarathoustra, descend jusqu’à Èze-sur-Mer en une heure. Accès en bus depuis Nice en une trentaine de minutes.
Combien de jours pour visiter Nice ?
Deux jours suffisent pour la ville, trois ou quatre pour rayonner sur la Riviera. Nice est la meilleure base de la Côte d’Azur grâce à son train côtier et ses lignes de bus.
Jour 1 : le cours Saleya et le Vieux Nice le matin, la colline du Château à midi, puis la promenade des Anglais et la plage l’après-midi.
Jour 2 : les musées Chagall et Matisse à Cimiez, puis le port Lympia et la socca en fin de journée.
Jour 3 : Villefranche-sur-Mer, la villa Ephrussi et Èze. Jour 4 : Monaco ou Antibes.
Où dormir à Nice ?
Le Vieux Nice est le plus charmant, avec des ruelles animées le soir. Les chambres y sont souvent petites, et les rues bruyantes.
Le Carré d’Or, entre la place Masséna et la promenade, est central et chic, avec les grands hôtels du front de mer.
Le quartier du port Lympia est plus calme et plus local, avec de bons restaurants et un accès rapide aux bus vers la Riviera.
Le quartier de la gare Nice-Ville est pratique pour les excursions en train, et moins cher.
Où manger à Nice ?
La cuisine niçoise a sa propre identité, marquée par l’Italie : socca, pissaladière, salade niçoise sans légumes cuits, pan bagnat, petits farcis et tourte de blettes sucrée.
Le label Cuisine Nissarde, décerné par la ville, distingue les restaurants qui respectent les recettes traditionnelles.
Pour la socca, les adresses historiques du Vieux Nice et du port la cuisent au feu de bois : comptez quelques euros la part.
Quand partir à Nice ?
Juin et septembre pour le calme, juillet et août pour la mer la plus chaude de l’année, autour de 25 à 26 °C. La ville est alors pleine et les tarifs au plus haut.
Juillet et août sont chauds et très fréquentés, avec des prix d’hébergement au plus haut.
L’hiver est doux, souvent autour de 13 °C en journée. Le carnaval de Nice et ses batailles de fleurs animent la ville en février.
Que faire autour de Nice ?
Villefranche-sur-Mer et sa rade sont à dix minutes de train, Monaco à vingt minutes, Menton à trente-cinq.
Antibes et son musée Picasso sont à vingt-cinq minutes à l’ouest, Cannes à quarante minutes.
Saint-Paul-de-Vence, village perché des artistes, et la fondation Maeght sont à quarante minutes en bus.
Marseille est à 2 h 30 de train : notre guide sur que faire à Marseille détaille les calanques et le Vieux-Port.
Infos pratiques pour visiter Nice
Y aller. L’aéroport Nice Côte d’Azur, le deuxième de France, est relié au centre et au port par la ligne 2 du tramway. En train, Nice est à environ 5 h 30 de Paris en TGV.
Se déplacer. Le centre se parcourt à pied. Le tramway et les bus Lignes d’Azur desservent la ville et la Riviera. Le TER côtier relie Cannes, Antibes, Villefranche, Monaco et Menton.
Combien de jours. Deux jours pour Nice, quatre avec les excursions sur la Riviera.
Meilleure période. Mai, juin et septembre. Février pour le carnaval.
Budget. Comptez 20 à 45 € par jour pour les visites, et 20 à 35 € par repas. Les transports en commun sont bon marché. Tarifs indicatifs, à vérifier sur les sites officiels.