Les mosaïques
Guillaume II les fait poser entre 1180 et 1190 par des mosaïstes byzantins, en quelques années seulement.
Toute la surface murale est couverte : la nef raconte la Genèse, les bas-côtés les Évangiles, l’abside porte un Christ Pantocrator de treize mètres.
Le programme est lisible comme une bande dessinée continue, avec des légendes en latin. On peut y suivre la Création jour par jour.
Contrairement à Cefalù, qui concentre tout sur l’abside, Monreale sature l’espace. L’effet est écrasant plutôt que concentré.
Le meilleur moment est le milieu de matinée, quand la lumière entre par les fenêtres hautes du sud et allume l’or progressivement.
Le cloître
Le cloître bénédictin, attenant, compte deux cent vingt-huit colonnes géminées, chacune différente : lisses, torsadées, incrustées de mosaïques.
Les chapiteaux sont tous sculptés de scènes distinctes, bibliques, profanes, animalières. Aucun ne se répète.
Une fontaine au sud, dans un pavillon carré, sort d’un fût cannelé.
Le cloître se paie séparément de la cathédrale. Il le vaut : c’est l’un des plus beaux d’Europe et il est nettement moins fréquenté que la nef.
Les terrasses, et l’organisation
Un billet complémentaire donne accès aux terrasses du toit, d’où l’on surplombe le cloître et la Conca d’Oro, la plaine d’agrumes jusqu’à Palerme et la mer.
L’escalier est raide et étroit.
Épaules et genoux couverts, contrôle appliqué.
La nef ferme pendant les offices, en milieu de journée notamment. Vérifiez les horaires : c’est la cause principale de visite manquée.
Y aller
Le bus 389 part de la piazza Indipendenza à Palerme et met environ quarante minutes, pour le prix d’un ticket urbain.
En voiture, comptez vingt-cinq minutes, avec un stationnement difficile dans le village.
Le village lui-même a quelques rues et des terrasses avec vue, mais l’essentiel est la cathédrale.
Notre guide sur que faire en Sicile relie Monreale, la cathédrale de Palerme et la chapelle Palatine dans l’itinéraire normand.


