La rue et ses portiques
La via Zamboni est bordée de portiques sur presque toute sa longueur, comme quarante kilomètres de rues bolonaises, classés à l’Unesco en 2021.
Les portiques ont une origine pratique : au Moyen Âge, la ville manquait de logements pour les étudiants, et les propriétaires ont été autorisés à avancer les étages supérieurs sur la rue, soutenus par des piliers.
Ils permettent de traverser le centre par tous les temps, ce qui compte dans une ville où il pleut et où l’été est lourd.
Les murs sous les portiques sont couverts d’affiches, de tracts et de graffitis politiques. Le quartier est un lieu militant depuis les années 1960.
Les palais qui bordent la rue abritent les départements : le palais Poggi, le rectorat, la bibliothèque universitaire.
Ce qui se visite
Le palais Poggi rassemble les musées universitaires : cabinets d’anatomie en cire, cartes anciennes, instruments d’astronomie, collections naturalistes. C’est une des visites les plus inattendues de Bologne.
La Specola, tour d’observation astronomique au sommet du palais, se visite avec les musées.
Le Teatro Comunale, opéra de 1763, est sur la rue. Il se visite parfois et sa programmation est bonne.
La pinacothèque nationale est à deux minutes, en haut de la rue.
Le musée international de la musique, dans le palais Sanguinetti, conserve des instruments anciens et des manuscrits.
Le soir
La piazza Verdi, devant le Teatro Comunale, est le centre de la vie étudiante : on y boit assis par terre ou debout, jusqu’à tard.
Les via del Pratello et via Mascarella, un peu à l’écart, concentrent les bars et les clubs de jazz. Bologne a une tradition musicale réelle, et Lucio Dalla, né ici, en est la figure.
Les prix sont ceux d’une ville étudiante, nettement plus bas que dans les autres grandes villes italiennes.
L’ambiance est bruyante et parfois désordonnée. Le quartier reste sûr, avec les précautions ordinaires.
Notre guide sur que faire à Bologne explique comment articuler le centre monumental et le quartier universitaire.


