La Nouvelle Sacristie
Michel-Ange a tout dessiné : l’architecture, les tombeaux et les sculptures, ce qui est rare et donne à la pièce une cohérence totale.
Deux tombeaux se font face. Celui de Laurent, duc d’Urbin, porte l’Aurore et le Crépuscule ; celui de Julien, duc de Nemours, le Jour et la Nuit.
Ce sont quatre allégories du temps, des corps allongés sur des couvercles courbes, en équilibre instable, comme s’ils allaient glisser. La tension est volontaire.
Les deux défunts étaient des personnages secondaires, morts jeunes et sans grand mérite. Michel-Ange ne les a pas représentés fidèlement : les visages sont idéalisés, et il l’a assumé.
Les murs sont en pietra serena grise sur enduit blanc, sans couleur. La Vierge à l’Enfant de Michel-Ange, sur le mur de l’autel, est restée inachevée.
La chapelle des Princes
L’autre chapelle est tout l’inverse : un octogone monumental sous une coupole de soixante mètres, entièrement revêtu de marbres polychromes et de pierres dures.
Le chantier a commencé en 1604 et le décor n’a été achevé qu’au XXᵉ siècle, faute d’argent : chaque panneau de commesso fiorentino, marqueterie de pierre dure, demandait des années de travail.
Six sarcophages de granit, pour les grands-ducs, occupent les parois. Les corps sont en fait dans la crypte en dessous.
L’effet est écrasant, froid et impressionnant. Le contraste avec la sobriété de Michel-Ange à côté est le vrai sujet de la visite.
Un atelier d’État, l’Opificio delle Pietre Dure, perpétue encore cette technique à Florence.
Les dessins retrouvés
En 1975, un escalier dissimulé sous une trappe de la Nouvelle Sacristie a révélé une petite pièce dont les murs sont couverts de dessins au fusain.
On les attribue à Michel-Ange, qui s’y serait caché pendant deux mois en 1530, alors que les Médicis restaurés le recherchaient pour avoir servi la République.
La pièce est restée fermée au public pendant des décennies. Elle n’ouvre que par périodes, sur réservation, avec un nombre de visiteurs très limité.
Renseignez-vous : si elle est accessible pendant votre séjour, c’est l’une des visites les plus rares de Florence.
Notre guide sur que faire à Florence relie les chapelles, San Lorenzo et le marché central, tous voisins.


