Le matin : la cathédrale et le palais
Commencez par la cathédrale, sur le corso Vittorio Emanuele. Sa façade juxtapose le normand, le gothique catalan, le baroque et le néoclassique, résultat de sept siècles de reprises. L’entrée de la nef est gratuite.
Une colonne du portique porte une inscription coranique : elle provient de la mosquée qui occupait le site avant la conquête normande.
Les toits se visitent pour 5 à 10 € et donnent la vue sur la ville et le mont Pellegrino.
Le palais des Normands et la chapelle Palatine sont à cinq minutes en montant. C’est la visite payante la plus importante de Palerme, et elle demande deux heures.
San Giovanni degli Eremiti, avec ses cinq coupoles rouges et son cloître, est juste derrière.
Le déjeuner : les marchés
Deux grands marchés fonctionnent le matin et jusqu’en début d’après-midi : Ballarò, au sud, et le Capo, à l’ouest, tous deux à dix minutes de la cathédrale.
Ballarò est le plus vivant et le plus étendu : poissons, agrumes, épices, et des comptoirs où l’on mange debout.
C’est là qu’il faut déjeuner. Cherchez les panelle, beignets de farine de pois chiches, le sfincione, pâte épaisse à l’oignon et à l’anchois, les arancine et, si vous osez, le pani ca’ meusa, sandwich de rate de veau bouillie.
Les crieurs, l’abbanniata, hèlent en dialecte sur un ton qui rappelle les souks. Ce n’est pas un cliché, c’est audible.
Le Capo est plus resserré et plus alimentaire ; la Vucciria, historiquement le plus célèbre, est aujourd’hui presque vide de jour et se remplit le soir pour boire.
L’après-midi : le baroque et la Kalsa
Les Quattro Canti, carrefour du corso Vittorio Emanuele et de la via Maqueda, est un octogone baroque dont les quatre façades concaves portent chacune trois niveaux de statues : une saison, un roi espagnol, une sainte patronne.
La piazza Pretoria, à cinquante mètres, porte une fontaine de nus qui a fait scandale, d’où son surnom de piazza della Vergogna.
L’église de la Martorana, sur la même place, a des mosaïques byzantines du XIIᵉ siècle. Quelques euros, et elle est exceptionnelle.
Le quartier de la Kalsa, à l’est, garde les traces des bombardements de 1943 à côté de palais restaurés. C’est le Palerme le plus brut.
Notre guide pour visiter Palerme détaille la ville sur trois jours si vous avez plus qu’une journée.
En pratique
Tout se fait à pied : le centre historique se traverse en trente minutes.
Les marchés ferment en début d’après-midi et le dimanche. Si vous n’avez qu’un dimanche, l’ordre de la journée change.
Palerme est à deux heures d’Agrigente, une heure de Cefalù et deux heures et demie de Catane.
La circulation et le stationnement sont difficiles. Si vous êtes en voiture, garez-vous en périphérie ou dans un parking surveillé.
Notre guide sur que faire en Sicile explique comment caler Palerme dans un tour de l’île.


