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Les criques qui valent le détour
La Costa Smeralda s’étire sur une cinquantaine de kilomètres au nord-est de l’île, entre Olbia et Palau. Le nom a été inventé en 1962 par un consortium mené par l’Aga Khan, qui a acheté la côte et l’a développée sous cahier des charges architectural strict.
Cala di Volpe et son hôtel sont l’image de la côte, mais les meilleures criques sont ailleurs. Capriccioli, plus au nord, offre deux plages dos à dos séparées par un promontoire de granit, ce qui permet de changer de côté selon le vent.
Liscia Ruja est la plus grande plage du secteur, un long croissant de sable clair avec une eau qui passe du turquoise au bleu profond en quelques mètres.
Plus discrète, Romazzino se rejoint par un sentier depuis la route et reste moins fréquentée à égalité de qualité.
Ce qui coûte vraiment
La réputation de la Costa Smeralda tient à Porto Cervo, à ses boutiques et à son port de plaisance. Le reste de la côte est abordable si l’on sait où dormir.
Les plages elles-mêmes sont publiques et gratuites, comme partout en Italie hors concessions. Ce que l’on paie, ce sont les parkings, de 5 à 15 € la journée en haute saison, et les transats dans les zones concédées.
Dormir à San Pantaleo, Cannigione ou Arzachena plutôt qu’à Porto Cervo divise la note d’hébergement, pour dix à vingt minutes de route en plus.
Le pique-nique est la norme : les kiosques de plage sont rares et chers.
Quand venir, et le problème du vent
Juin et septembre offrent le meilleur compromis : eau à bonne température, parkings accessibles, prix moins tendus.
Juillet et août saturent. Les parkings des criques les plus connues sont pleins avant 10 heures, et certaines communes limitent l’accès.
Le mistral souffle régulièrement sur cette côte. Quand c’est le cas, les plages exposées au nord-ouest deviennent inconfortables : d’où l’intérêt de Capriccioli, qui permet de passer de l’autre côté du promontoire sans reprendre la voiture.
L’archipel de la Maddalena, au large, se rejoint en ferry depuis Palau et offre les eaux les plus claires de toute la Sardaigne.
Se déplacer
La voiture est indispensable. Les criques ne sont pas desservies par les transports publics, et les distances entre elles se comptent en dizaines de kilomètres de route sinueuse.
L’aéroport d’Olbia est à vingt minutes du sud de la côte, ce qui en fait la porte d’entrée naturelle.
Réservez la voiture plusieurs mois à l’avance pour juillet et août : les tarifs doublent et les agences se retrouvent à court.
Notre guide sur que faire en Sardaigne explique quelle région choisir, l’île étant trop grande pour un seul séjour.


