Sommaire
Castello, la ville haute
Cagliari s’étage sur des collines calcaires, et Castello occupe la plus haute. Le quartier était la citadelle pisane, ceinte de murailles dont deux tours du XIVᵉ siècle tiennent toujours debout : la tour de l’Éléphant et la tour San Pancrazio.
Les deux se visitent et se ressemblent, avec une particularité étonnante : elles sont ouvertes sur l’arrière. Le mur côté ville a été laissé absent, si bien qu’on voit les planchers de bois superposés comme dans une coupe d’architecte.
À l’intérieur des murs, les ruelles sont étroites, pavées, bordées de palais aux façades défraîchies. La cathédrale Santa Maria mêle un intérieur baroque à une façade néo-pisane refaite au XXᵉ siècle.
Comptez trois heures pour parcourir le quartier sans courir, en montant par la via Manno et en redescendant par les remparts.
Le bastion de Saint-Rémy, et la vue
Le bastion Saint-Rémy est la grande terrasse blanche qui domine la ville basse, construite à la fin du XIXᵉ siècle sur les fortifications espagnoles. C’est le point de vue de Cagliari.
De là, le regard porte sur les toits ocre, le port, l’étang de Molentargius derrière, et le golfe jusqu’à la Sella del Diavolo, le promontoire qui ferme la baie.
Deux façons d’y monter : le grand escalier monumental côté piazza Costituzione, ou l’ascenseur public gratuit, plus discret, sur le côté. Par forte chaleur, l’ascenseur n’est pas un luxe.
La terrasse est libre d’accès en permanence. En fin de journée, elle devient le salon de la ville.
La plage du Poetto, au bout du bus
C’est ce qui distingue Cagliari de la plupart des capitales : une plage de sable de huit kilomètres, à vingt minutes de bus du centre, desservie toute l’année.
Le Poetto est large, peu profond, bordé de kiosques et de chiringuitos ouverts en saison. La partie proche de la Sella del Diavolo est la plus agréable, la plus éloignée la plus tranquille.
Les bus PF et PQ partent de la piazza Matteotti, devant la gare. Comptez un ticket urbain, achetable en kiosque avant de monter.
Hors saison, la plage reste ouverte et le front de mer sert de promenade aux habitants. C’est l’un des rares endroits d’Italie où l’on se baigne en octobre sans être seul.
Les flamants roses de Molentargius
Entre la ville et la plage s’étend Molentargius, un parc naturel d’anciennes salines où nichent plusieurs milliers de flamants roses. Ils sont visibles toute l’année et se reproduisent sur place depuis 1993.
Le parc se parcourt à pied ou à vélo sur des digues plates, avec des observatoires. L’entrée est gratuite, la location de vélo possible à l’accueil.
Le meilleur moment est tôt le matin ou en fin d’après-midi, quand les oiseaux se rapprochent des berges et que la lumière est rasante.
C’est à quinze minutes du centre en bus, et cela surprend toujours : des flamants roses par centaines, avec les immeubles de la ville en arrière-plan.
Où manger, et quoi
La Marina, le quartier bas entre le port et Castello, concentre les trattorias. Les rues intérieures valent mieux que celles qui longent le port.
Trois plats à ne pas manquer : les fregola aux palourdes, une pâte sarde en petites billes torréfiées ; la bottarga, poutargue de mulet râpée sur les pâtes ; et les culurgiones, raviolis de pomme de terre et menthe fermés en épi.
Le marché de San Benedetto, l’un des plus grands d’Italie, se visite le matin. Son étage poissonnerie donne une idée précise de ce qui se pêche autour de l’île.
Notre guide sur que faire en Sardaigne replace Cagliari dans un itinéraire complet et explique quelle région choisir.


