Ce qu’on y voit
Le cimetière couvre environ vingt-cinq hectares, organisés autour du Famedio, panthéon de brique néo-médiévale à l’entrée.
Le Famedio abrite ou commémore les grands noms milanais : Alessandro Manzoni, l’auteur des Fiancés, le chef d’orchestre Toscanini, l’architecte Boito, le poète Salvatore Quasimodo.
Les allées portent des tombeaux commandés par les dynasties industrielles, Campari, Motta, Falck, Bocconi, Branca, aux sculpteurs les plus en vue de leur temps.
Les styles se succèdent par décennie : néoclassique, réaliste, symboliste, Art nouveau, Art déco, rationaliste, contemporain. On traverse cent cinquante ans d’histoire du goût.
Le monument Campari reproduit la Cène de Léonard en bronze, grandeur réelle, sous un dais. C’est le plus spectaculaire du lieu.
Les autres tombeaux à chercher
Le monument Bernocchi, pyramide hélicoïdale Art déco de 1936, est le plus haut du cimetière.
Le tombeau Toscanini, avec la figure du fils mort jeune.
Le mémorial des déportés dans les camps nazis, de 1946, est une structure d’acier du groupe rationaliste BBPR : une cage cubique abstraite, à l’opposé de tout le reste.
Les sections juive et non catholique, séparées, ont leurs propres monuments et leur propre atmosphère.
Un plan gratuit, disponible à l’entrée, localise les tombeaux notables. Sans lui, on tourne en rond dans vingt-cinq hectares : prenez-le.
En pratique
L’entrée est libre et le cimetière est un lieu de promenade milanais, fréquenté par des habitants autant que par des visiteurs.
Il est fermé le lundi, ce qui surprend pour un cimetière.
La tenue et le comportement sont ceux d’un cimetière en activité : des enterrements y ont lieu, et la discrétion s’impose.
Comptez une heure et demie avec le plan, davantage si la sculpture vous intéresse.
Le quartier Isola et Porta Nuova sont à dix minutes, ce qui permet d’enchaîner l’ancien et le contemporain. Notre guide sur que faire à Milan l’explique.


