Les églises, souvent négligées
Santa Maria in Trastevere est l’une des plus anciennes églises de Rome, fondée au IVᵉ siècle. Sa façade porte une mosaïque du XIIᵉ siècle, éclairée le soir.
À l’intérieur, l’abside est couverte de mosaïques de Cavallini représentant la vie de la Vierge. Entrée libre.
Santa Cecilia in Trastevere, un peu à l’écart, abrite une statue de Maderno figurant la sainte dans la position exacte où son corps a été retrouvé en 1599. Sous l’église, des fouilles montrent une maison romaine et une tannerie.
San Francesco a Ripa conserve la Bienheureuse Ludovica Albertoni du Bernin, œuvre tardive et très peu visitée.
Toutes sont gratuites et souvent vides, ce qui est rare à Rome.
Les deux Trastevere
Le quartier se divise en deux, de part et d’autre du viale di Trastevere, et la différence est nette.
Le côté ouest, autour de la piazza Santa Maria, est le plus connu et le plus commercial : bars, restaurants à menu touristique, affluence permanente le soir.
Le côté est, vers Santa Cecilia et la piazza San Cosimato, est resté résidentiel. Le marché de San Cosimato s’y tient chaque matin, sauf le dimanche, et c’est un vrai marché de quartier.
Pour manger correctement, allez à l’est. Le rapport qualité prix n’est pas comparable.
Le marché aux puces de Porta Portese, le dimanche matin, occupe plus d’un kilomètre au sud du quartier. C’est le plus grand de Rome.
Le Janicule, juste au-dessus
La colline du Janicule domine le quartier et donne la meilleure vue d’ensemble sur Rome, gratuite et sans file.
On y monte par la salita di Sant’Onofrio ou par la via Garibaldi, en une vingtaine de minutes.
Un canon y est tiré chaque jour à midi précis, tradition établie en 1847 pour synchroniser les cloches de la ville.
La fontaine de l’Acqua Paola, à mi-pente, est monumentale et sert de belvédère.
L’orto botanico, jardin botanique de l’université, occupe le bas de la colline pour quelques euros.
Le soir
Le quartier se remplit à partir de 20 heures, surtout du jeudi au samedi, et l’ambiance est étudiante et bruyante.
Les restaurants avec rabatteur, photos des plats et menu en quatre langues sont à éviter sans exception.
Cherchez la cuisine romaine authentique : cacio e pepe, carbonara, amatriciana, coda alla vaccinara, et les fleurs de courgette frites.
Notre guide pour visiter Rome explique comment répartir les quartiers sur trois jours.


