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Les miradouros, et l’ordre dans lequel les faire
Trois belvédères jalonnent la descente, et les enchaîner de haut en bas est la bonne méthode.
Le miradouro da Graça, le plus haut, donne la vue la plus large : le château, le Tage, le pont du 25-Avril. Il y a un kiosque et des tables sous les pins.
Le miradouro das Portas do Sol s’ouvre sur les toits d’Alfama qui descendent vers le fleuve. C’est la vue que l’on voit partout.
Le miradouro de Santa Luzia, vingt mètres plus bas, est une terrasse couverte de bougainvillées avec des azulejos sur le mur. Plus intime, souvent moins fréquenté.
Le coucher de soleil remplit les trois. Le matin y est presque vide, et la lumière sur les toits est meilleure.
Dans les ruelles
Alfama n’a pas de plan : les ruelles, les escaliers et les passages couverts se suivent sans logique. Se perdre est le bon usage, et l’on retombe toujours sur le fleuve en descendant.
Le linge aux fenêtres, les petites places avec un banc, les azulejos dépareillés sur les façades, tout cela est le quartier réel, pas une mise en scène.
L’église Santo Estêvão et le largo das Alcaçarias sont des points de repère utiles.
Le musée du Fado, en bas du quartier, explique le genre avant d’en écouter. Quelques euros, une heure.
En juin, les fêtes de saint Antoine transforment le quartier : sardines grillées dans la rue, guirlandes, et une foule dense pendant plusieurs nuits.
Le fado, et comment ne pas se tromper
Les maisons de fado d’Alfama vont du très touristique à l’authentique, et la différence est de prix autant que de qualité.
Les adresses avec rabatteur à la porte et menu en quatre langues servent un fado de commande. Évitez.
Les maisons sérieuses affichent les noms des fadistes de la soirée, imposent le silence pendant les chants et demandent souvent une réservation ou un minimum de consommation.
Il existe aussi du fado vadio, amateur, dans quelques tavernes, où les habitués chantent à tour de rôle. C’est irrégulier et parfois le meilleur moment du séjour.
Y aller
Le tram 28 traverse le quartier, et c’est un trajet en soi. Il est bondé : prenez-le au terminus de Martim Moniz ou tôt le matin.
Le château Saint-Georges est en haut du quartier et se combine avec la descente.
Notre guide sur que faire à Lisbonne explique comment enchaîner Alfama, le château et le Chiado sur une journée.


