Les six ponts
Le pont Luís Iᵉʳ, de 1886, à deux tabliers, est le plus connu. Il a été construit par Théophile Seyrig, associé de Gustave Eiffel.
Le pont Maria Pia, de 1877, en amont, est celui d’Eiffel lui-même : une arche de fer désormais hors service, conservée comme monument.
Le pont São João, en béton, l’a remplacé pour le chemin de fer en 1991.
Le pont Infante Dom Henrique, de 2003, est une arche de béton très fine, saluée comme une prouesse technique.
Les ponts do Freixo, en amont, et da Arrábida, à l’aval, ferment le parcours. Ce dernier avait la plus grande arche de béton du monde à son achèvement en 1963.
Vu du fleuve, l’enfilade des six est réellement spectaculaire, et ne se voit d’aucun point de la ville.
Ce qu’elle vaut, honnêtement
C’est une croisière de masse : plusieurs opérateurs, des départs toutes les demi-heures, des bateaux pleins et un commentaire enregistré multilingue.
Le trajet est court et l’on ne débarque pas. Cinquante minutes, pas davantage.
L’intérêt réel est le point de vue : depuis l’eau, on voit la Ribeira en élévation, les caves de Gaia, les tabliers des ponts par-dessous. Cela ne s’obtient pas autrement.
Les prix sont uniformes entre opérateurs. Les billets achetés sur le quai sont parfois négociables en basse saison.
Préférez le pont supérieur en plein air, et un départ en fin d’après-midi pour la lumière.
Les alternatives
Marcher sur le tablier supérieur du pont Luís Iᵉʳ est gratuit et donne la meilleure vue d’ensemble de la ville. À faire de toute façon.
Le téléphérique de Gaia, quelques euros, descend des hauteurs au quai en cinq minutes avec une vue sur le fleuve.
Les croisières longues vers la vallée du Douro, à la journée, avec déjeuner et retour en train, sont d’un autre ordre : elles traversent les vignobles en terrasses classés à l’Unesco et valent largement leur prix.
Notre guide sur que faire à Porto compare ces options.


