Les incontournables de la Corse en un coup d’œil
Voici les 12 incontournables de la Corse avec durée, prix et réservation. Le détail de chaque lieu suit juste après.
* Prix indicatifs, donnés comme ordres de grandeur : vérifiez le tarif exact sur le site officiel du monument avant de réserver.
1. Bonifacio
Bonifacio est une ville fortifiée perchée sur des falaises de calcaire blanc de près de soixante-dix mètres, à la pointe sud de la Corse. Sa vieille ville, la haute ville, surplombe la mer d’un côté et un port naturel encaissé de l’autre.
L’escalier du roi d’Aragon, taillé dans la falaise et long de 187 marches selon la tradition, descend jusqu’à la mer, pour un billet de quelques euros. Le cimetière marin, à la pointe du plateau, aligne ses chapelles blanches face à la Sardaigne, à douze kilomètres.
Les promenades en bateau au pied des falaises, vers la grotte du Sdragonato et l’escalier du roi d’Aragon, durent environ une heure, pour une vingtaine d’euros. C’est la meilleure façon de comprendre la position de la ville, suspendue au-dessus du vide.
Comptez une journée. En été, garez-vous tôt ou utilisez les navettes depuis les parkings périphériques : la haute ville est fermée aux voitures.
2. Les îles Lavezzi
Les îles Lavezzi sont un archipel de granit entre la Corse et la Sardaigne, protégé au sein de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio. Leurs rochers aux formes arrondies et leurs criques d’eau turquoise en font l’un des sites les plus spectaculaires de Méditerranée.
L’île principale abrite un cimetière où reposent les victimes du naufrage de la frégate la Sémillante, en 1855, l’un des pires naufrages de la marine française.
On y va en bateau depuis Bonifacio, avec une escale de quelques heures pour se baigner, pour environ 40 à 60 €. Les excursions longent souvent les falaises de Bonifacio au passage. Réservez en été.
Comptez une demi-journée. Il n’y a ni ombre ni commerce sur l’île : emportez eau, pique-nique et chaussures d’eau, et restez sur les sentiers balisés.
3. Porto-Vecchio
Porto-Vecchio est une ville du sud-est de la Corse, bâtie autour d’une citadelle génoise du XVIᵉ siècle au fond d’un golfe. Troisième ville de l’île, elle est la base la plus pratique pour les grandes plages du sud.
La haute ville, avec ses remparts, ses ruelles et ses terrasses, s’anime le soir en été. En contrebas, le port de plaisance et les anciens marais salants complètent le décor.
L’arrière-pays est l’autre atout de la ville : la forêt de l’Ospedale, ses pins laricio et la cascade de Piscia di Gallo sont à une demi-heure de route, avec une fraîcheur bienvenue en été.
Comptez une demi-journée pour la ville. Palombaggia et Santa Giulia sont à un quart d’heure, les aiguilles de Bavella à une heure.
4. La plage de Palombaggia
La plage de Palombaggia est une plage de sable fin bordée de pins parasols et de rochers de granit rouge, à une quinzaine de minutes au sud de Porto-Vecchio. Elle fait face aux îles Cerbicale et figure régulièrement parmi les plus belles plages d’Europe.
Son eau turquoise et peu profonde convient bien aux familles. La plage s’étend sur environ deux kilomètres, avec des paillotes et des zones plus sauvages vers ses extrémités.
L’accès est gratuit, mais les parkings sont payants en été et saturés dès le milieu de matinée. Arrivez avant 10 h, ou en fin d’après-midi, quand la lumière est la plus belle.
Comptez une demi-journée. La plage de Santa Giulia, plus au sud, offre un décor comparable, avec une baie plus fermée et plus calme.
5. Les aiguilles de Bavella
Les aiguilles de Bavella sont un massif de pics de granit rouge qui se dressent autour du col de Bavella, à 1 218 mètres d’altitude, dans l’intérieur de la Corse du Sud. C’est l’un des paysages de montagne les plus spectaculaires de l’île.
Depuis le col, plusieurs sentiers partent dans la forêt de pins laricio. Le trou de la Bombe, une arche naturelle percée dans la roche, se rejoint en une heure environ de marche. Les piscines naturelles de la rivière Solenzara, en contrebas, attirent les baigneurs en été.
L’accès est gratuit. Des cochons et des vaches en liberté circulent sur la route : roulez prudemment.
Comptez une demi-journée. Le col est à une heure de Porto-Vecchio par Zonza, ou depuis la côte est par Solenzara, sur une route de montagne sinueuse.
6. Ajaccio
Ajaccio est la capitale de la Corse et la ville natale de Napoléon Bonaparte, né en 1769. Elle s’étend au fond d’un golfe, avec une vieille ville aux façades ocre et un port animé.
La maison Bonaparte, où est né l’empereur, est devenue un musée national consacré à sa famille, pour un billet de quelques euros. Le palais Fesch abrite l’une des plus importantes collections de peinture italienne de France.
À douze kilomètres, la pointe de la Parata et les îles Sanguinaires offrent l’un des plus beaux couchers de soleil de l’île. Une tour génoise domine la pointe, rejointe par un sentier.
Comptez une journée. Ajaccio est une bonne base pour rayonner vers les calanques de Piana, à une heure et demie de route.
7. Les calanques de Piana
Les calanques de Piana sont des falaises de granit rouge sculptées par l’érosion, qui plongent de plusieurs centaines de mètres dans le golfe de Porto, sur la côte ouest. Elles sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco avec le golfe de Porto, Girolata et Scandola.
La route départementale entre Piana et Porto les traverse sur une dizaine de kilomètres, en corniche. Les rochers aux formes étranges, têtes de chien, cœurs ou visages, se découvrent à chaque virage.
L’accès est gratuit. Plusieurs sentiers partent de la route, dont celui du Château Fort, qui mène en une heure aller-retour à un belvédère sur le golfe.
Comptez trois heures. Évitez la route en milieu de journée l’été : elle est étroite et les croisements de camping-cars y sont difficiles. La lumière du soir rend le granit flamboyant.
8. La réserve de Scandola
La réserve naturelle de Scandola est une presqu’île volcanique de la côte ouest, protégée depuis 1975 et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ses falaises de roche rouge, ses grottes et ses orgues basaltiques ne sont accessibles que par la mer.
Toute activité y est strictement réglementée : ni débarquement, ni pêche, ni plongée dans la réserve intégrale. On y observe le balbuzard pêcheur, qui niche sur les pitons rocheux.
Les excursions en bateau partent de Porto, de Calvi ou de Cargèse, souvent avec une escale au village de Girolata, accessible uniquement par la mer ou à pied. Comptez environ 50 à 75 € selon le port de départ et la durée.
Comptez une demi-journée. Réservez en été, et vérifiez la météo : les sorties sont annulées par mer agitée.
9. Calvi
Calvi est une ville de Balagne, au nord-ouest de la Corse, dominée par une citadelle génoise posée sur un promontoire au-dessus de la baie. La tradition locale en fait la ville natale de Christophe Colomb, une affirmation que les historiens contestent.
La citadelle, où l’on entre librement, se parcourt en une heure, entre remparts, cathédrale Saint-Jean-Baptiste et ruelles. En contrebas, la plage de Calvi s’étend sur plusieurs kilomètres, bordée d’une pinède.
Calvi est aussi la porte de la Balagne, région de villages perchés comme Sant’Antonino et Calenzana, point de départ du GR20.
Comptez une demi-journée. Le petit train de Balagne relie Calvi à L’Île-Rousse le long de la côte, en desservant les plages.
10. Le désert des Agriates et la plage de Saleccia
Le désert des Agriates est une étendue sauvage de maquis et de collines, sans village ni route goudronnée, qui borde la mer sur une trentaine de kilomètres entre Saint-Florent et L’Île-Rousse. Il est protégé par le Conservatoire du littoral.
Sa plage la plus célèbre, Saleccia, aligne près d’un kilomètre de sable blanc et d’eau turquoise, dans un décor qui a servi de tournage au film Le Jour le plus long. La plage du Lodo, voisine, est plus petite et tout aussi belle.
On y accède en bateau depuis Saint-Florent, pour environ 20 à 35 € aller-retour, à pied par le sentier du littoral, ou en 4×4 par une piste de douze kilomètres très dégradée.
Comptez une journée. Il n’y a presque aucun service sur place : emportez eau, nourriture et protection solaire.
11. Le cap Corse
Le cap Corse est la presqu’île d’une quarantaine de kilomètres qui prolonge l’île vers le nord, au-dessus de Bastia. Montagneux et découpé, il alterne ports de pêche, villages accrochés aux pentes et tours génoises.
Le tour du cap, environ 120 kilomètres par une route étroite, demande une journée. Erbalunga et son port, Centuri et ses langoustes, Nonza perché au-dessus de sa plage de galets noirs, en sont les étapes principales.
Les vignobles du cap et de Patrimonio, tout proche, produisent des vins réputés, dont le muscat du cap Corse.
Comptez une journée depuis Bastia ou Saint-Florent. Partez tôt, prévoyez de nombreux arrêts photo et faites le plein avant de partir : les stations-service sont rares sur le cap.
12. Corte
Corte est une ville du centre de la Corse, capitale de la Corse indépendante sous Pascal Paoli, entre 1755 et 1769. Sa citadelle, perchée sur un éperon rocheux, domine le confluent de deux rivières.
Le musée de la Corse, installé dans la citadelle, présente l’histoire et l’ethnographie de l’île, pour un billet de quelques euros. La ville accueille aussi la seule université de l’île, qui lui donne une atmosphère jeune.
À quelques kilomètres, les gorges de la Restonica mènent à des piscines naturelles et, après une heure de marche, au lac de Melo, lac glaciaire à 1 711 mètres. La route est réglementée en été.
Comptez une demi-journée pour la ville. Corte est desservie par le train de montagne qui relie Ajaccio et Bastia, un voyage spectaculaire en lui-même.
Combien de jours pour visiter la Corse ?
Une semaine permet de bien découvrir une région, dix jours deux régions, deux semaines pour faire le tour de l’île sans passer ses journées en voiture.
Une semaine dans le sud : Bonifacio et les îles Lavezzi, Porto-Vecchio et ses plages, les aiguilles de Bavella, puis Ajaccio.
Une semaine dans le nord-ouest : Ajaccio, les calanques de Piana et Scandola, Calvi et la Balagne, le désert des Agriates.
Deux semaines : Ajaccio, Piana, Calvi, les Agriates, le cap Corse, Corte, puis la côte est jusqu’à Porto-Vecchio, Bavella et Bonifacio.
En avion, les quatre aéroports d’Ajaccio, Bastia, Calvi et Figari, près de Porto-Vecchio, sont reliés aux grandes villes françaises. C’est la solution la plus rapide, en une heure et demie depuis Paris.
En ferry, des liaisons partent de Marseille, Toulon et Nice vers Ajaccio, Bastia, Calvi, L’Île-Rousse et Porto-Vecchio. Les traversées de nuit, en cabine, permettent d’emmener sa voiture et d’arriver le matin.
En été, réservez les ferries avec voiture plusieurs mois à l’avance : les places partent vite et les tarifs augmentent.
Où dormir en Corse ?
Dans le sud, Porto-Vecchio et Bonifacio sont les meilleures bases pour les plages et les îles.
Sur la côte ouest, Porto ou Piana permettent de rayonner vers les calanques et Scandola, Ajaccio offre plus de choix.
Au nord, Calvi et L’Île-Rousse pour la Balagne, Saint-Florent pour les Agriates et le cap Corse. Changer de base toutes les deux ou trois nuits évite les longs trajets.
Où manger en Corse ?
La charcuterie corse est réputée : coppa, lonzu, prisuttu, et le figatellu, saucisse de foie fumée, en hiver. Le brocciu, fromage frais de brebis ou de chèvre, se retrouve dans de nombreux plats.
Le fiadone, gâteau au brocciu et au citron, les canistrelli, biscuits secs, et la farine de châtaigne sont les douceurs traditionnelles.
Les vins de Patrimonio, d’Ajaccio et de Sartène accompagnent les repas. Dans les villages, les fermes-auberges servent une cuisine familiale à prix doux.
Quand partir en Corse ?
Juin et septembre pour le calme, juillet et août pour la mer la plus chaude, autour de 25 °C. Les traversées et les locations se réservent alors des mois à l’avance.
Juillet et août sont très chauds et très fréquentés. Les plages, les routes et les ferries sont saturés, et les prix atteignent leur maximum.
Mai et octobre conviennent à la randonnée et à la découverte des villages, avec une mer encore fraîche en mai et encore agréable début octobre.
Infos pratiques pour visiter la Corse
Y aller. En avion vers Ajaccio, Bastia, Calvi ou Figari, en une heure et demie depuis Paris. En ferry depuis Marseille, Toulon ou Nice, de jour ou de nuit, avec sa voiture.
Se déplacer. Une voiture est indispensable pour découvrir l’île. Les routes sont lentes : comptez une moyenne de 40 à 50 km/h. Le train relie Ajaccio, Corte, Bastia et Calvi, et les bus sont rares hors des villes.
Combien de jours. Une semaine pour une région, deux semaines pour le tour de l’île.
Meilleure période. Juin et septembre. Mai et octobre pour la randonnée.
Budget. Comptez 30 à 70 € par jour pour les bateaux et les visites, et 25 à 40 € par repas. La Corse est une destination chère en été, surtout pour l’hébergement et les ferries. Tarifs indicatifs, à vérifier sur les sites officiels.