La montée et la basilique
Le tramway à crémaillère part de Sassi, en bas de la colline, et monte en dix-huit minutes sur trois kilomètres. Les voitures datent en partie des années 1930.
Il ne circule pas tous les jours à toutes les heures : vérifiez les départs, parfois espacés d’une heure.
La basilique, de Filippo Juvarra, a été achevée en 1731. Victor-Amédée II l’avait promise en vœu pendant le siège de Turin par les Français en 1706, en l’observant depuis ce sommet.
L’intérieur est circulaire, baroque et lumineux. L’entrée de l’église est gratuite.
La montée à la coupole, cent trente et une marches depuis la terrasse, donne la vue à trois cent soixante degrés : Turin, la plaine du Pô et les Alpes, du Mont-Rose au Mont-Viso.
Les tombeaux royaux
La crypte abrite les tombeaux de la maison de Savoie, rois et princes, depuis Victor-Amédée II.
La salle des reines et la salle des rois conservent des monuments de marbre du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècle.
La visite des tombeaux est guidée, à heure fixe, et payante.
Les appartements royaux, où la cour séjournait lors des cérémonies, se visitent avec le même billet.
Charles-Albert, Victor-Emmanuel II et Umberto Iᵉʳ n’y sont pas : après l’unification, les rois d’Italie ont été inhumés au Panthéon de Rome.
Le Grande Torino
Le 4 mai 1949, l’avion qui ramenait l’équipe du Torino d’un match à Lisbonne s’est écrasé contre le mur arrière de la basilique, dans le brouillard.
Trente et une personnes sont mortes, dont les dix-huit joueurs de l’équipe, qui dominait alors le football italien avec cinq titres consécutifs.
Une stèle, sur le mur touché, porte leurs noms. Elle est couverte d’écharpes grenat, de fleurs et de messages en permanence.
Chaque 4 mai, les supporters montent en procession à Superga.
Un petit musée du Grande Torino, dans la villa voisine, retrace l’histoire de l’équipe. Notre guide pour visiter Turin explique comment organiser cette demi-journée.


