La basilique et sa mosaïque
Santa Maria Assunta a été fondée en 639 et remaniée au XIᵉ siècle. C’est le plus ancien monument de la lagune.
Le mur ouest, en entrant puis en se retournant, porte un Jugement dernier en mosaïque sur quatre registres : le Christ, la résurrection des morts, la pesée des âmes, et un enfer où les damnés sont répartis par catégorie de péché.
L’abside, à l’opposé, porte une Vierge à l’Enfant sur fond d’or absolument nu, d’une sobriété extrême. Les deux mosaïques se répondent d’un bout à l’autre de la nef.
Le sol est un pavement du XIᵉ siècle en opus sectile, et les chapiteaux sont byzantins.
L’iconostase de marbre sculpté, avec ses paons et ses lions, sépare encore le chœur de la nef comme dans une église orientale.
Le reste de l’île
Il ne reste presque rien. Torcello comptait jusqu’à vingt mille habitants au Moyen Âge ; la malaria et l’envasement du canal l’ont vidée, et les pierres ont servi à bâtir Venise.
Aujourd’hui, une quarantaine de personnes y vivent. Un seul chemin longe un canal depuis le débarcadère jusqu’à la basilique, en dix minutes.
L’église Santa Fosca, en briques, à plan central, est à côté de la basilique. Entrée libre.
Le trône d’Attila, siège de pierre sur la place, n’a rien à voir avec Attila : c’est probablement le siège du tribun ou de l’évêque.
Le campanile se monte et donne une vue sur la lagune nord, les marais et les canaux, jusqu’aux Dolomites par temps clair.
Y aller
Depuis Venise, il faut d’abord rejoindre Burano, quarante-cinq minutes de vaporetto depuis les Fondamente Nove, puis prendre la navette pour Torcello, cinq minutes.
La combinaison Burano puis Torcello est la plus intelligente de la lagune : les deux îles sont opposées en tout, l’une colorée et animée, l’autre vide et silencieuse.
Une carte de transport à la journée est très rentable sur ce parcours.
Il n’y a que quelques restaurants sur l’île, dont un très réputé et cher. Prévoyez d’avoir mangé, ou d’accepter le tarif.
Notre guide sur que faire à Venise détaille la journée dans la lagune.


