Les couleurs, et pourquoi elles existent
L’explication la plus répandue veut que les pêcheurs aient peint leur maison pour la reconnaître dans le brouillard de la lagune. Elle est probable sans être documentée.
Ce qui est certain, c’est le régime actuel : un habitant qui veut repeindre sa façade doit adresser une demande à la commune, qui lui indique les teintes autorisées pour cette maison.
Le résultat est une palette contrôlée, sans deux maisons voisines de la même couleur, entretenue depuis des générations.
La lumière du matin, qui vient de l’est sur le canal principal, est la meilleure pour les photographier. En milieu de journée, les façades sont écrasées.
La dentelle, seconde raison d’y aller
Burano a vécu de la dentelle à l’aiguille du XVIᵉ siècle jusqu’au XXᵉ. Le point de Burano était vendu dans toutes les cours d’Europe.
Le musée de la dentelle, sur la place Baldassarre Galuppi, expose les pièces historiques et, certains jours, des dentellières âgées travaillent sur place. Quelques euros, trois quarts d’heure.
Attention aux boutiques : l’essentiel de ce qui se vend sur l’île est importé d’Asie. La dentelle authentique se reconnaît au prix, très élevé, et au certificat.
Le campanile penché de l’église San Martino, incliné de plus d’un mètre, est visible de toute l’île.
Y aller, et faut-il ajouter Murano
Le vaporetto ligne 12 part des Fondamente Nove et met quarante à quarante-cinq minutes. Le billet à la course est cher : si vous faites l’aller-retour plus d’autres trajets, une carte de transport à la journée est rentable.
Murano est sur le même trajet et beaucoup de visiteurs enchaînent les deux. C’est possible mais fait une longue journée, et les deux îles n’ont rien en commun : verre soufflé d’un côté, couleurs et dentelle de l’autre.
Si vous ne devez en choisir qu’une, Burano est la plus photogénique et la plus dépaysante ; Murano intéresse surtout ceux que le travail du verre attire.
Torcello, à cinq minutes de Burano en navette, ajoute une cathédrale du VIIᵉ siècle et des mosaïques byzantines, sur une île presque déserte. C’est la combinaison la plus intéressante.
Quand y aller
Tôt le matin, avant 10 heures, ou en fin d’après-midi. Entre les deux, les groupes remplissent la rue principale.
L’île se traverse en vingt minutes. Le bon usage est de quitter l’axe central et de suivre les canaux secondaires, où l’on se retrouve seul.
Notre guide sur que faire à Venise explique comment caler la journée dans la lagune sur un séjour de trois jours.


