Le campanile, en ascenseur
Quatre-vingt-dix-huit mètres, avec un ascenseur : c’est le point de vue le plus accessible de Venise, sans une marche.
De la loge des cloches, on voit la ville entière, la lagune, les îles et les Dolomites par temps clair. On ne voit pas les canaux, cachés par les toits : c’est la seule déception possible.
La tour s’est effondrée d’un coup le 14 juillet 1902, sans faire de victime humaine. Elle a été reconstruite à l’identique et rouverte en 1912.
Galilée y a présenté sa lunette au doge en 1609.
Les cloches sonnent fort : si vous êtes en haut à l’heure pile, vous le saurez.
La place et ses bâtiments
La place mesure cent soixante-quinze mètres de long, seule de Venise à porter le nom de piazza, les autres étant des campi.
La tour de l’Horloge, avec son cadran astronomique de 1499 et ses deux Maures qui frappent l’heure, se visite sur réservation en visite guidée. On accède au mécanisme et à la terrasse.
Les Procuratie encadrent la place sur deux côtés. Le Musée Correr, installé dans l’aile napoléonienne, raconte l’histoire de la République et est très peu visité.
Les deux colonnes de la Piazzetta, côté lagune, marquaient le lieu des exécutions. Les Vénitiens évitaient par superstition de passer entre elles.
La basilique Saint-Marc et le palais des Doges ferment le côté est.
L’acqua alta
La place est le point le plus bas de Venise, à environ quatre-vingts centimètres au-dessus du niveau moyen de la mer.
Lors des grandes marées d’automne et d’hiver, c’est le premier endroit inondé, parfois sous trente à cinquante centimètres d’eau.
Des passerelles surélevées sont installées et des sirènes préviennent quelques heures avant. Des bottes se vendent partout ces jours-là.
Le système de digues Mose, en service depuis 2020, limite désormais les épisodes majeurs, sans les supprimer.
Notre guide sur que faire à Venise explique comment organiser un séjour en basse saison, quand le phénomène est le plus probable.
Les prix, et comment les éviter
Les cafés historiques de la place, dont le Florian ouvert en 1720, facturent un supplément d’orchestre en plus de consommations déjà très élevées.
Rien ne l’interdit et l’expérience a sa valeur, mais il faut savoir à quoi s’attendre.
Un café pris au comptoir, debout, coûte une fraction du prix en terrasse. La règle vaut dans toute l’Italie.
Pour manger, traversez vers Castello ou Cannaregio : cinq minutes de marche font la moitié du prix.


